Un projet artistique et humain qui continue de grandir
Comment parler de la maladie d’Alzheimer autrement ?
C’est la question que se pose depuis plusieurs années la chorégraphe Perle Cayron à travers la trilogie chorégraphique Jamais je n’oublie. Avec De ce(ux) qui nous reste, la compagnie BitterSweet franchit une nouvelle étape en donnant naissance à un film chorégraphique immersif construit aux côtés de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, de leurs aidants et de professionnels de santé.
Après une résidence immersive organisée au mois de mai, le projet poursuit aujourd’hui son développement avec un tournage prévu cet été et de nouvelles perspectives de diffusion.
Une œuvre née du terrain
Contrairement à de nombreuses créations abordant la maladie à distance, De ce(ux) qui nous reste s’est construit au contact direct des personnes concernées.
Durant plusieurs jours, artistes, résidents d’EHPAD, aidants et soignants ont partagé ateliers, répétitions ouvertes et moments de vie autour d’un objectif commun : explorer ce qu’il reste lorsque les souvenirs s’effacent.
La danse devient alors un moyen d’expression universel. Lorsque les mots deviennent plus difficiles à trouver, le corps continue de raconter des histoires, de transmettre des émotions et de créer du lien.
Cette démarche profondément humaine constitue l’ADN du projet porté par la compagnie BitterSweet.

Comprendre la maladie d’Alzheimer
En France, près d’un million de personnes vivent aujourd’hui avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée. Cette pathologie neurodégénérative entraîne une détérioration progressive des fonctions cognitives, notamment la mémoire, le langage, l’orientation ou encore la capacité à réaliser certains gestes du quotidien. Au-delà des symptômes médicaux, Alzheimer bouleverse profondément la vie des personnes concernées, mais aussi celle de leurs proches et des professionnels qui les accompagnent. Pourtant, malgré l’effacement progressif de certains souvenirs, les émotions, les sensations et la capacité à créer du lien demeurent souvent présentes. C’est précisément cette dimension humaine que le projet De ce(ux) qui nous reste cherche à mettre en lumière à travers la danse, en offrant un autre regard sur la maladie et sur celles et ceux qui vivent avec elle.
Une résidence immersive pour créer autrement
Au printemps dernier, la compagnie a organisé une résidence immersive ouverte au public autour de Jamais je n’oublie, chapitre 3 et du futur film.
Loin d’une simple phase de répétition, cette immersion a permis de réunir artistes, professionnels de santé, aidants et personnes touchées par la maladie dans un même espace de création.
Des rencontres, des ateliers et des temps d’échange ont permis d’aborder autrement les enjeux liés à Alzheimer, tout en faisant émerger la matière artistique qui nourrira le film.
Cette expérience a également fait l’objet d’un épisode du podcast Radio France Alzheimer, permettant de découvrir les coulisses du projet et les témoignages de ses participants.

Un tournage prévu au Manoir des Ambesis
La prochaine étape débutera du 19 au 26 juillet 2026 avec le tournage officiel de De ce(ux) qui nous reste au Manoir des Ambesis.
Ce lieu accueillera artistes, participants et partenaires dans le cadre d’une nouvelle résidence dédiée à la réalisation du film.
L’objectif reste inchangé : proposer une œuvre sensible qui interroge notre rapport à la mémoire, à l’identité et à la relation humaine.
De nouveaux partenaires et de belles perspectives
Le projet continue de fédérer de nombreux acteurs autour de sa démarche.
La société Praemia a récemment rejoint l’aventure en tant que partenaire.
Autre signal encourageant : un distributeur professionnel a manifesté son intérêt pour le film et des discussions sont actuellement en cours concernant sa future diffusion.
Une excellente nouvelle pour la compagnie BitterSweet, qui voit ainsi son travail dépasser le cadre de la création pour toucher un public plus large.
Un premier aperçu bientôt dévoilé
Un trailer du projet a d’ores et déjà été réalisé et sera prochainement diffusé sur les réseaux sociaux.
Les premières images laissent entrevoir une œuvre à la croisée de la danse, du documentaire et du témoignage humain.
À travers ce projet, la compagnie BitterSweet démontre une nouvelle fois que l’art peut devenir un formidable outil de transmission, de sensibilisation et de rencontre.
Dans un contexte où la maladie d’Alzheimer touche des millions de familles à travers le monde, De ce(ux) qui nous reste rappelle une chose essentielle : même lorsque la mémoire vacille, le lien humain demeure.

🎬 Trailer du projet :
https://youtu.be/N0_lfxy4DLM?is=OKCuyu4DYfu-gghe
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